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Lipoaspiration ou Liposuccion à Toulouse


Lipoaspiration, Liposuccion. Retirer les amas graisseux, Toulouse

La Liposuccion, appelée également lipoaspiration est une intervention chirurgicale destinée à supprimer les dépôts graisseux localisés, de façon radicale. Il s’agit d’une intervention extrêmement fréquente puisqu’on estime que c’est l’intervention de chirurgie esthétique la plus pratiquée dans le monde. Réalisée depuis une quarantaine d’année, elle compte de nombreuses évolutions. Elle est même devenue le traitement de référence des dépôts adipeux localisés (appelés Lipoméries ou Stéatoméries), loin devant la Cryolipolyse.

A qui cette intervention s’adresse-t-elle?

Il faut bien comprendre qu’il s’agit avant tout d’une intervention destinée à regalber la silhouette. Il ne s’agit donc pas d’une intervention pour maigrir, même si le fait d’aspirer un certain volume de graisse s’accompagne bien sûr d’une perte de poids (cette perte de poids n’est d’ailleurs pas mesurable les premiers jours postopératoires car elle est masquée par l’oedème qui génère une prise de poids temporaire).

L’obésité n’est donc pas une indication de Liposuccion. La Lipoaspiration concerne des zones particulières, notamment des zones où les dépôts graisseux ne sont que peu ou pas modifiés par les régimes alimentaires ou par la pratique sportive. Il s’agit principalement de la face interne des genoux et des cuisses, des zones trochantériennes (plus connues sous le nom de culotte de cheval), de la région périombilicale et des flancs ou poignées d’amour.

Bien sûr, on peut suivant les cas, traiter d’autres zones, comme les bras, le dos, les mollets,… La Liposuccion ne constitue pas un traitement de la « peau d’orange », même si on note souvent une amélioration après lipoaspiration (en effet, en diminuant la masse graisseuse sous la peau d’orange, la circulation lymphatique déficiente s’en trouve fluidifiée). Cette intervention peut s’adresser aussi bien à l’homme qu’à la femme.

Quels en sont les principes?

Il s’agit d’aspirer les zones graisseuses que l’on souhaite traiter au moyen d’une canule reliée à un appareil d’aspiration. La canule est introduite dans la graisse sous-cutanée par le bais d’une petite incision de quelques millimètres. En général, il y a une petite incision par zone à aspirer. Au préalable, les zones à traiter auront été infiltrées par une solution de sérum salé contenant également un anesthésique local et un peu d’adrénaline. Cela permet d’aspirer plus efficacement la graisse tout en diminuant le saignement et la douleur postopératoire. Il est à noter qu’en cas de Lipostructure (appelée encore Lipofilling), consistant à réinjecter la graisse prélevée dans d’autres régions anatomiques appauvries en graisse, on n’effectue pas cette infiltration.

La canule peut avoir un diamètre variable suivant la quantité de graisse à aspirer dans une zone donnée ou suivant la profondeur de l’aspiration effectuée (plus la Liposuccion est superficielle, plus la canule doit être fine). Par ailleurs, l’extrémité de la canule est mousse, afin de ne pas traumatiser les vaisseaux et les nerfs. En aspirant, on laisse toujours une fine couche de graisse sous-cutanée superficielle, afin de ne pas avoir un aspect de « vagues » sur la peau. Les zones principalement traitées correspondent aux lipoméries, sites de stockage préférentiels de la graisse. Les cellules graisseuses, appelées Adipocytes, possèdent sur leur membrane, des récepteurs hormonaux. Ils ont ainsi des récepteurs à l’adrénaline de deux types, alpha et beta. Or, l’action de ces deux récepteurs est opposée puisque les alpha récepteurs entraînent le stockage de la graisse dans les adipocytes alors que les beta récepteurs favorisent la libération de graisse dans la circulation générale, et donc son élimination. Sachant que la proportion de ces deux récepteurs varie suivant les zones, on comprend mieux pourquoi certaines zones graisseuses sont si peu impactées par une régime alimentaire ou par le sport; dans ces zones- là, telles que la culotte de cheval, les poignées d’amour, le taux d’alpha récepteurs est bien supérieur au taux de beta récepteurs.

Ces stéatoméries sont donc les cibles privilégiées de la lipoaspiration car elle seule en permettra le traitement radical. Les autres zones peuvent également bénéficier de la lipoaspiration, même si un régime alimentaire bien conduit et la pratique régulière d’activités sportives peuvent les améliorer de façon notable. Ces notions permettent de poser une question qui revient souvent: faut il maigrir avant la liposuccion ? Si l’intervention ne doit traiter que des zones de stockage préférentiel du tissu adipeux, cela n’est pas nécessaire car comme nous l’avons vu, ces zones sont très peu sensibles aux régimes alimentaires. En revanche, si on traite également d’autres zones, un amaigrissement préalable peut être conseillé afin d’optimiser le résultat et afin surtout de ne pas être limité dans la quantité de graisse à aspirer, en cas de volumes graisseux importants.

En effet, au-delà de 3 litres de graisse aspirée, les risques deviennent importants et il vaut mieux se cantonner à cette limite. Il est également remarquable de constater un redrapage cutané après lipoaspiration, même s’il existe au départ un excès cutané. Bien sûr, ce phénomène a des limites: l’âge, un excès cutané important et une intoxication tabagique importante (celle-ci altère la synthèse des fibres de collagène et d’élastine et rend donc la peau moins élastique).

L’intervention se fait le plus souvent sous anesthésie générale, mais en cas de zones très limitées, une anesthésie locale est tout à fait possible. L’hospitalisation est ambulatoire dans l’immense majorité des cas, mais si, notamment en cas de lipoaspiration importante, le patient est déclaré inapte à la sortie, il ne sortira que le lendemain.

La douleur postopératoire est à type de courbatures principalement. Une prescription de Paracétamol, associé éventuellement à du Tramadol suffit en général, avec en plus le glaçage systématique des zones douloureuses. Les soins postopératoires comprennent essentiellement la contention par une gaine, un panty ou un boléro suivant les zones aspirées. La contention sera achetée avant l’intervention afin de pouvoir être mise en place au bloc opératoire dès la fin de l’intervention. Elle devra être portée pendant un mois environ et permettra de diminuer la formation de l’oedème et de favoriser son élimination. Localement, les pansements pourront être changés de façon très simple tous les deux ou trois jours, pendant quinze jours. Une crème hydratante sera également appliquée en massages; cela améliorera le drainage et assurera une hydratation correcte de la peau. Un arrêt de l’activité professionnelle de 3 à 7 jours est conseillé suivant les cas. Le sport pourra être repris progressivement à partir de 3 semaines. Une éviction solaire de 3 semaines est nécessaire, afin de ne pas ralentir l’élimination de l’oedème et surtout afin d’éviter que la peau ne se pigmente au niveau des zones ecchymotiques.

Quelles peuvent être les complications?

Il s’agit essentiellement de douleurs, parfois nausées et vomissements, ainsi qu’une asthénie. On note fréquemment des ecchymoses, sans gravité et qui disparaissent sous quinze jours environ. D’autre part, dans les premiers jours postopératoires, on observe assez souvent des irrégularités cutanées (bosses, vagues). Elles disparaissent assez rapidement et sont sans gravité.

Le risque thromboembolique (phlébite) est faible mais à évaluer chez chaque patient; en fonction du risque, des mesures spécifiques préventives pourront être prises.

Une insuffisance de résultat est très rarement constatée mais pourra être corrigée aisément sous anesthésie locale.

Que peut-on en attendre?

Les résultats ne sont pas immédiats. Les premiers résultats visibles sont en général au niveau de la face interne des genoux. Mais il faut attendre 3 mois minimum pour voir un résultat tangible dans les autres zones, et même parfois le double. C’est le temps nécessaire à la résorption totale de l’ oedème et au redrapage cutané. Le résultat est alors souvent spectaculaire.

On peut conseiller l’utilisation en salle de sport d’appareillage type XBody (r) ou Miha Bodytech (r) qui développeront la masse musculaire et permettront un drainage optimisé.

Après une lipoaspiration, les zones de stockage préférentiel sont en grande partie détruites et la graisse se mettra principalement en d’autres endroits. En effet, à l’âge adulte, les adipocytes ne se divisent plus en général. Ces autres zones seront assez sensibles aux régimes alimentaires et au sport. Mais on conçoit aisément qu’il vaudra mieux avoir une alimentation équilibrée, où les apports alimentaires seront compensés par la dépense physique, ceci afin de garder une harmonieuse silhouette, de façon durable. 

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