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Chirurgie du sinus pilonidal ou kyste sacro-coccygien à Toulouse


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Le kyste sacro-coccygien est une pathologie infectieuse fréquente, pouvant toucher tant l’homme que la femme et localisée à la partie supérieure du pli interfessier. Il s’agit d’un terme impropre, bien, que fréquemment usité et l’on doit préférer l’appellation de Sinus Pilonidal.

Bien que sa symptomatologie soit parfois bruyante, il s’agit d’une pathologie bénigne qui peut toutefois compliquer sérieusement la vie au quotidien des personnes qui en  sont affectées. D’où l’intérêt de traiter le sinus pilonidal, de façon chirurgicale.

Qu’est -ce qu’un sinus pilonidal ?

Il s’agit donc d’un processus infectieux localisé à la partie supérieure du pli interfessier. Différentes hypothèses ont été développées, notamment embryonnaire ou microtraumatique. L’hypothèse d’un poil invaginé est généralement retenue. Quoi qu’il en soit, le diagnostic est aisé, en examinant le pli interfessier du patient où l’on retrouvera typiquement plusieurs petits orifices.

En cas de sinus pilonidal asymptomatique ou peu symptomatique, on peut conseiller certaines règles au patient, pour éviter les épisodes de surinfection: perte de poids en cas de surpoids, épilation au laser, hygiène stricte, diminution de la pratique de certaines activités : cheval, scooter, moto (aux Etats-Unis, on appelle aussi cette pathologie le syndrome de la jeep), diminution des longs trajets en voiture.

A qui le traitement s’adresse-t-il ?

Toute personne, homme ou femme, gênée de façon plus ou moins chronique dans sa vie intime, sportive ou professionnelle, par cette pathologie, aurait intérêt, une fois la phase aigüe passée, à se faire traiter chirurgicalement. Dans le cas contraire, les épisodes infectieux se succéderont, avec une fréquence plus ou moins rapide. A terme, le retentissement psychologique et professionnel peuvent être importants.

Quels sont les principes du traitement ?

Lors de la consultation à mon cabinet, le choix sera fait quant au type de chirurgie le plus adapté au patient. Deux types de chirurgie peuvent être en effet proposés :

  • soit une technique dite ouverte, où, une fois les tissus atteints retirés, la perte de substance est laissée en cicatrisation dirigée. C’est-à-dire que des pansements seront faits de façon quotidienne par une infirmière à domicile, et ce, pour une durée de plusieurs mois, en fonction de la taille de la perte de substance.
  • soit une technique de couverture par lambeau, au cours du même acte opératoire. Le lambeau est un ensemble pluritissulaire qui sera prélevé sur une des fesses, à proximité de la perte de substance pour combler celle-ci. Par la suite, la durée des pansements est de l’ordre de trois semaines environ.

Aucune de ces techniques n’est parfaite, chacune ayant des avantages et des inconvénients; mais pour ma part, j'ai une préférence pour la deuxième technique.

Quelques jours avant l’intervention chirurgicale, le patient ira en consultation d’anesthésie. Cette consultation permettra d’apprécier le risque opératoire et de minorer le cas échéant les facteurs de risque qui peuvent être modifiés.

L’intervention a lieu sous anesthésie générale et la sortie s’effectuera le lendemain. Des antalgiques simples seront prescrits pour une durée d’une semaine environ. Les premiers jours, la position assise doit se limiter à une position intermédiaire avec une bouée. Les soins infirmiers seront de durée variable, suivant l’option thérapeutique choisie. il en est de même pour la reprise de l’activité professionnelle et des activités sportives.

Quelles peuvent en être les complications ?

Comme toute intervention chirurgicale, des complications sont toujours possibles même si elle sont rares. Les complications d’ordre anesthésiques ne seront pas développées ici car elles seront détaillées lors de la consultation d’anesthésie.

Les complications peuvent être essentiellement un saignement, surtout si la plaie est laissée en cicatrisation dirigée; en cas de fermeture par lambeau, une désunion partielle de celui-ci peut survenir.

Par ailleurs, compte tenu de la proximité de la marge anale, avec une multitude de germes, une complication infectieuse est toujours possible.

Il faut tenir compte pour l’ensemble de ces complications du facteur favorisant fondamental qu’est l’intoxication tabagique. Il est donc fortement recommandé d’arrêter de fumer trois semaines avant la chirurgie, comme le préconise la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOFCPRE).

Bon à savoir

Bien que parfois très invalidante, il faut toujours se souvenir qu’il s’agit d’une pathologie bénigne.

Pour les patients souhaitant une reprise rapide de l’activité professionnelle et du sport, la solution de fermeture par lambeau doit être préférée.

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